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La vaste
région de la Baie-James est peuplée par
les communautés autochtones qui vivent près
de ses lacs et de ses rivières depuis plusieurs
milliers d’années. Ce n’est que vers
la fin du 16e siècle que les premiers explorateurs
européens ont atteint le sol nordique. Entre
1576 et 1578, le navigateur anglais Martin Frobisher
se rend jusqu’à la partie orientale du
détroit d’Hudson. Succèdent à
ses voyages ceux de John Davis en 1585 et de George
Weymouth en 1602. Neuf ans plus tard, Henry Hudson y
vient à son tour en expédition. Il y laisse
sa peau sous les eaux de la baie qui portera dorénavant
son nom. La baie James doit son nom, quant à
elle, à l’explorateur Thomas James qui
y passera un hiver lors de son expédition en
1631-1632.
De concert avec les Anglais, les Français Pierre-Esprit
Radisson et Médard Chouart Des Groseilliers poursuivent
les expéditions européennes. En 1670,
ils participent à la fondation de la Compagnie
de la baie d’Hudson qui se voit octroyer par
le roi Charles II d’Angleterre la responsabilité
de gouverner tout le territoire de la Baie James, alors
dénommé Terre de Rupert. Jusqu’en
1764, la Compagnie de la baie d’Hudson bénéficiera
d’un monopole assuré pour la traite des
fourrures tout le long des côtes de la baie. Toutefois,
avec l’arrivée massive de la concurrence,
elle se voit contrainte à déplacer ses
activités vers l’intérieur des terres.
En revanche, en 1821, sa fusion avec la Compagnie du
Nord-Ouest lui ouvre un territoire exclusif qui s’étend
du Labrador à l’océan Pacifique.
C’est en 1868 que l’Acte de la Terre de
Rupert fait de cette région un territoire canadien;
il met ainsi fin aux deux cents ans de monopole de la
Compagnie de la baie d’Hudson. Finalement, en
1912, le territoire de la Baie James est rattaché
au Québec par deux législations visant
à redéfinir les frontières de cette
province. |
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